Des formations au profit des filles en difficulté sociale

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En effet, ce sont des membres de l’équipe nationale de pâtisserie, qui a été classée première en Afrique et 14e mondiale, en janvier 2017, qui se chargent de cette formation, à l’initiative de Rafik Bouriche, un bénévole qui a mis en place un programme d’autonomisation à travers la formation des filles au métier et à la création d’un label commercial.

Il déclare : «Nous avons le chef pâtissier de Muscovado à Oran, Mustapha Behloul, qui est membre de l’équipe nationale et qui a bien voulu consacrer un peu de son temps pour se déplacer dans les structures afin d’initier les filles à la pâtisserie fine, allant même jusqu’à divulguer les secrets de certaines recettes propres à lui. Toute une équipe de pâtissiers s’est déplacée avec lui en ramenant des produits et du matériel. Nous avons effectué, il y a une semaine, une deuxième formation au niveau de l’orphelinat de Misserghin, alors que la première formation a été prodiguée au niveau du centre spécialisé en rééducation de Gambetta.

Les jeunes filles ont exprimé leur satisfecit en manifestant un intérêt particulier au projet». Selon notre interlocuteur, il s’agit de l’étape de formation dans le cadre d’un projet visant à initier les filles en difficulté sociale à la vie économique. Il explique : «En plus de l’aspect pratique de cette initiative, les filles sont contentes et gagnent confiance en elles-mêmes, en voyant que des spécialistes de renommée mondiale se consacrent à elles. Leur apprendre un métier leur permet d’avoir des perspectives d’avenir et beaucoup d’espoir. Mais nous devons aussi tout mettre en œuvre pour qu’elle puissent réaliser certaines choses pour ne pas les décevoir surtout.» Pour ce faire, M. Bouriche, qui dit bénéficier du soutien des différents responsables du secteur de la solidarité à Oran, a mis en place un programme consistant en la formation, mais aussi la création d’un label commercial propre aux produits confectionnés par ces femmes.

Selon lui, le but est de réserver une part de marché à cette catégorie de la société et de la soutenir dans le processus de réinsertion et d’autonomisation. «A ce stade, nous lançons un appel aux spécialistes et aux gens de métier pour venir nous concerter afin de voir ce qu’ils peuvent prodiguer comme formation. Par la suite, il sera question de créer une structure légale, comme une coopérative ou une association à caractère spécifique. Cette structure devra être créée par ces femmes et gérée par elles également, avec un soutien juridique et administratif…uniquement un accompagnement, car l’objectif est qu’elles soient autonomes», a expliqué M. Bouriche, qui souligne que le développement juste se fait à travers l’économie sociale solidaire.

Notre interlocuteur rassure quant à la réaction des bénévoles et la poursuite du projet, tout en lançant un appel aux jeunes et aux donateurs : «Tout le monde peut aider et il y a toujours des choses à faire. Pour notre part, nous avons choisi de réaliser quelque chose de concret et de précis pour ne pas disperser les efforts. C’est mon approche personnelle, mais je peux dire que les jeunes bénévoles activent bien à Oran et c’est rassurant.» Enfin, M. Bouriche a annoncé qu’une nouvelle formation en esthétique sera programmée grâce au concours d’un institut de beauté connu à Oran.

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