Des mesures pour sauvegarder le quartier de Sidi El Houari

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Présidée par le wali d’Oran, Mouloud Chérifi, une réunion a vu la participation du DUC, du DPSP, du directeur de la culture, ainsi que de son chef du service «Patrimoine», du P/APC d’Oran et du responsable de l’OGEBC, des représentants de la société civile, notamment le président de l’association Bel Horizon, Kouider Métaïr, ainsi que des signataires de la pétition réclamant la sauvegarde du vieil-Oran.

D’abord, première nouveauté, le wali d’Oran a fait part à l’assistance de la désignation d’une architecte experte, en l’occurrence Mme Chellah, qui a été mandatée pour suivre la question du vieux bâti à Oran et, tout particulièrement, le quartier historique de Sidi El Houari. Mme Chellah, installée à la tête d’une cellule technique, est directement rattachée au bureau de la wilaya d’Oran.

Sa mission est, entre autres, de coordonner le travail des différents acteurs et associations activant dans le domaine de la restauration et de la sauvegarde du vieux-bâti. S’en est suivi un débat avec l’assistance, au cours duquel plusieurs points ont été abordés. Des décisions ont ainsi été prises. L’un des points, et non des moindres, est celui relatif à l’argent, le nœud du problème. Il a alors été stipulé qu’un budget de l’ordre de 15 millions de dinars sera mobilisé en vue de lancer le plan de sauvegarde.

Ce budget, qui a été gelé par le passé, sera puisé du budget supplémentaire de la wilaya que votera prochainement l’APW. D’autres budgets seront également mobilisés chaque année pour les besoins des aménagements ultérieurs. Le wali d’Oran a insisté sur la préparation d’une feuille de route pratique à même de retracer tout ce qui doit être préservé et donner un aperçu complet des bâtiments concernés, soit en cours de restauration ou de démolition.

Le wali a appelé les experts et les associations de défense du patrimoine à formuler des propositions à ce sujet. «Il y a beaucoup d’études qui ont été faites, mais qui n’ont pas atteint leurs objectifs. Préparez une feuille de route solide. La question de Sidi El Houari est un dossier qDes mesures concrètes
pour sauvegarder le quartier
historique de Sidi El Houari
ue je veux faire monter au plus haut niveau pour avoir les moyens nécessaires», dira-t-il à l’assistance.

Dans un communiqué diffusé le soir même de la réunion, l’association Bel Horizon, par le biais de son président, est aussi revenue sur l’autre point souligné lors de la réunion et relatif au bureau d’études techniques choisi par la direction de la culture de manière réglementaire, «qui aura la charge de l’étude à condition qu’il ait un bureau sur place. Le décret prévoit qu’il peut faire appel à des experts, des associations et d’autres organismes». L’autre point débattu lors de la réunion est celui de l’accompagnement des propriétaires par la création d’un collectif des propriétaires résidents, à réaliser par l’APC et le secteur de Sidi El Houari, pour les informer de leurs droits et de leurs devoirs.

En clair : «Ceux qui veulent réhabiliter, peuvent recevoir une aide conséquente, ceux qui refusent seront soumis aux obligations édictées par le décret d’octobre 2003.» Il a aussi été question «du renforcement du maître d’ouvrage, en l’occurrence la direction de la culture, en compétences humaines, notamment en architectes» et enfin de l’information du collectif et des autorités de la décision de mise en place d’un chantier de fouilles archéologiques prises par la commission nationale de l’Unesco, dont fait partie Bel Horizon. Dans l’ensemble, les représentants du mouvement associatif et de la société civile ont exprimé leur satisfecit suite à cette réunion et souhaitent que des actions concrètes se traduisent sur le terrain. Allons-nous enfin voir le bout du tunnel ?  L’avenir nous le dira.

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