Oran: Ancien Beylik de l’Ouest

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La première occupation espagnole date de 1509 à 1708. De cette époque, datent les principaux monuments de l’architecture militaire espagnols puis  » Corte chica » (la petite cour), le château neuf deviendra progressivement un bagne pour militaires. Il est complètement coupé de l’arrière pays, du fait des attaques des tribus locales. En 1708, après plusieurs tentatives infructueuses, la ville est enfin libérée par le Bey Mustapha Bouchelaghem. Le Bey en fait le siège de l’administration du Beylik de l’ouest et y installe son « Diwan ». Pour la première fois de son histoire, capital de la région occidentale de l’ouest. Malheureusement, en 1732-1792, intervient la seconde occupation espagnole qui fit d’Oran une véritable place de guerre, durant les attaques incessantes des tribus et des forces armées du Bey. Dans la nuit du 8 au 9 octobre 1790, un terrible tremblement de terre détruit presque entièrement la ville. Les gouvernements d’Alger et de Madrid engagèrent plusieurs rencontres pour négocier la cession de la ville. Les hostilités reprisent entre l’arrivée Espagnole et les combattants du bey Mohamed El-Kebir qui ont

complètement isolé la ville. Au début du mois de mars 1792, après un court siège, le bey Mohamed El-Kebir libera la ville d’Oran de l’occupation Espagnole. Il entre triomphalement dans le Bordj El-Ahmar et établi son « Diwan » et construit une habitation avec les beaux jardins pour son épouse bien aimée qu’on appela « Pavillon de la favorité ». Le bey Mohamed El-Kebir entreprit de nouvelles constructions dans la ville, complètement dévastée par le violent tremblement de terre. Il crée de nouveaux quartiers (Derb).Ainsi, la ville s’agrandit et sort de son enceinté. Il fait respecter les normes et règle de l’urbanisme en imposant l’alignement des maisons. Pour peuples la ville, le Bey Mohamed El-Kebir fit appel aux populations des régions de Mascara, Mostaganem et Oujda. Oran connaît alors un renouveau économique et culturel. De nouvelles réalisations sont entreprises pour agrandir embellir le palais et pour édifier des nouvelles mosquées d’une beauté architecturale, incomparable comme celle de la rue de phillippe (Mosquée de Pache).

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