Samara, la danseuse espagnole du Flamenco, retrouve son public oranais

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La danseuse espagnole du Flamenco, Samara retrouvera, aujourd’hui, son public oranais pour la deuxième fois, après son spectacle de 2014. Invitée par l’institut Cervantès en partenariat avec le TRO d’Oran, l’artiste espagnole revient à Oran avec un nouveau spectacle «Oleaje» avant d’animer prochainement les premiers ateliers de la danse Flamenco au profit des amateurs de cet art qui trouve ses racines dans la culture arabo-andalouse.La danseuse espagnole du Flamenco, Samara retrouvera, aujourd’hui, son public oranais pour la deuxième fois, après son spectacle de 2014. Invitée par l’institut Cervantès en partenariat avec le TRO d’Oran, l’artiste espagnole revient à Oran avec un nouveau spectacle «Oleaje»  avant d’animer prochainement les premiers ateliers de la danse Flamenco au profit des amateurs de cet art qui trouve ses racines dans la culture arabo-andalouse. Concernant le spectacle «Oleaje», l’on croit savoir qu’il s’agit d’un tribut à l’école sévillane et à la danse féminine, sa subtilité, son tempérament, sa force. «Une plongée dans l’esthétique flamenca à travers un langage chorégraphique traditionnel dans un style résolument moderne où la danseuse exhibe ses accessoires (châle ou éventail) pour interpréter une poignante soleá, une exaltante alegría ou encore une guajira débordante de sensualité», a-t-on fait savoir.
Selon la production du spectacle cette «œuvre intimiste en huit tableaux, mise en scène de façon très minimaliste, donne à apprécier le chant et la danse dans toute leur densité.
Le public est alors transporté au sud de l’Espagne à travers un inoubliable voyage, authentique et sans artifices». Dans ce spectacle, Samara dirigera elle-même sa chorégraphie quant aux deux directions (artistique et musicale) elles sont successivement confiées à Sergio Matesanz et Ana Barbara.  Elle sera accompagnée  par deux chanteurs, en l’occurrence Ana Barba et Javier Allende.  Selon le dossier de presse de la production, à l’origine de ce projet, on retrouve Samara et le guitariste Sergio Matesanz qui, depuis le début de leurs chemins initiatiques, sont guidés par une même quête, à savoir s’immerger dans les racines profondes de cette culture complexe et fascinante. Ce flamenco traditionnel qui les inspire est avant tout un genre musical fondé sur le chant, la voix du peuple d’Andalousie, créé à partir d’un folklore populaire, lui-même issu du mélange des cultures arabo-musulmane, chrétienne andalouse et juive, indique le même document. Née à Alger, Samara passe son enfance et son adolescence entre le Maghreb et l’Afrique sub-saharienne. Enfant, elle s’initie au piano, au violon et à la danse classique.  Un jour elle découvre le flamenco et se passionne pour cette musique. La danse viendra par la suite, au cours d’un voyage à Séville.  L’expérience est si forte qu’elle décide de s’y installer en 2007, date à laquelle elle rencontre le guitariste Sergio Matesanz, futur co-fondateur de sa compagnie. Formée à la Fondation Cristina Heeren (Séville) et aux studios Amor de Dios (Madrid), Samara a côtoyé des danseurs aux univers très différents tels que Merche Esmeralda, José Galván, Carmen Ledesma, Úrsula López, Javier Barón ou María del Mar Moreno, a-t-on appris. Samara est considérée comme «une danseuse subtile et charismatique et défend l’école flamenca traditionnelle mais reste ancrée dans son temps. Elle conçoit ses spectacles de façon épurée et prône une esthétique plutôt contemporaine».
La danseuse est la directrice artistique et technique de la compagnie Amalgama qui compte déjà cinq spectacles à son actif (Senderos, Oleaje, Tablao, Sevilla! et Sinfonia Andaluza). Après avoir passé six années à Séville, Samara et sa compagnie sont installées depuis quatre ans à Madrid et proposent leurs spectacles à l’international.
    Amel Saher

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