Morbide incompétence et cruel laisser-aller

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Plusieurs opérations de réfection de chaussées truffées de nids de poule et de tranchées, sont depuis quelques jours lancées au niveau des communes d’Oran, d’Es-Sénia de Sidi Chahmi et de Bir El Djir. Des chiffres sont même avancés, pour indiquer le «nombre de nids de poule» et de tranchées, déjà traités depuis samedi dernier. L’opération a mobilisé des agents des quatre communes du grand Oran, de la direction des Travaux publics, ainsi que de la SONELGAZ et de la SEOR, principaux intervenants dans le creusement des tranchées abandonnées à travers les trottoirs et les chaussées. Ces opérations, qui en principe s’inscrivent dans les missions élémentaires des différentes APC chargées de la maintenance du cadre urbain, n’ont été lancées que sur intervention et initiative du Wali, M Mouloud Chérifi. Un Wali, fermement décidé à lutter contre l’insalubrité et la dégradation du cadre de vie des Oranais. Ayant compris comment «fonctionnent» un grand nombre d’acteurs communaux, le Wali d’Oran, a opté pour des mesures pragmatiques, visant à mettre chacun face à ses responsabilités. La cellule de suivi des opérations de nettoiement, de démolition des bidonvilles et autres assainissements de points noirs, constatés et enregistrés, permet au Chef de l’exécutif de vérifier presque en temps réel, l’avancement des tâches programmées et l’exécution de ses directives et instructions. Même les plus pessimistes observateurs de la scène locale reconnaissent que la «méthode Chérifi», proche disent-ils, de celle de l’ancien Wali Rachid Mérazi, a beaucoup de chances de porter ses fruits, pour peu qu’elle soit soutenue par une adhésion collective, à la volonté de changement. Il se trouve malheureusement, que certains paramétrés, liés aux mentalités et au déficit de responsabilité citoyenne, sont encore loin d’être réunis pour assurer une totale réussite des actions engagées. Par ailleurs, les mauvaises langues locales, souvent avisées, ne s’empêchent pas de pointer du doigt les «pièges» et les «complots» de bon nombre d’acteurs, faussement installés en «défenseurs de la Cité», mais qui en réalité, n’aspirent qu’à préserver leur statut usurpé et leurs intérêts. Quand le représentant de l’Etat au niveau de la Wilaya, est obligé d’engager lui-même des opérations d’entretien du cadre de vie collectif et de veiller lui-même à la bonne exécution des programmes d’amélioration urbaine à travers les communes concernées, on ne peut que s’inquiéter, de l’état de fonctionnement de ces APC, gangrenées il faut le dire, par une morbide incompétence et un cruel laisser-aller…

S.Benali

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