Oran est fière et heureuse d'accueillir les XIX émes jeux méditerranéens de 2021. Un événement sportif international qui conforte son statut de métropole régionale...
L'assemblée générale du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM) réunie le 23 Aout 2015 a  Mescara en Italie, a élu  la ville d'Oran comme hôte de la 19e édition des Jeux méditerranéens 2021 (JM-2021). C'est le président du Comité international des Jeux méditerranéens (CIJM), Amar Adadi qui a annoncé que la ville algérienne d'Oran a été désignée pour abriter l'édition 2021, à l'issue du vote des membres du CIJM.   

L'Algérie avait déjà abrité les JM en 1975 à Alger. Quant aux prochains Jeux méditerranéens, ils  auront lieu à Tarragone (Espagne 2017).  A noter qu'Oran (Algérie) et Sfax (Tunisie) ont été les deux candidatures pour l'organisation des Jeux méditerranéens 2021 (JM-2021).  Oran a donc été désignée ville organisatrice de la 19e édition des JM au palais des Expositions de la ville, selon le programme de l'assemblée générale ordinaire du CIJM.  Selon l'article V relatif à l'organisation et l'administration des JM, de la charte du Comité international desJeux méditerranéens, s'il y a seulement deux villes candidates, est déclarée élue au premier tour la ville ayant obtenu la majorité absolue des suffrages exprimés. Si cette majorité n'est pas atteinte, il est procédé à un second tour de scrutin et est déclarée élue la ville ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages (majorité relative). Par ailleurs, un autre article stipule que les bulletins de vote doivent porter le nom de la ville et non celui du pays, sous peine d'être déclarés  nuls.

Juste après l'annonce du pays hôte, l'instance méditerranéenne procédera à la signature du contrat de l'organisation de cet événement avec le vainqueur.  A noter que le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, est arrivé mercredi dernier à Pescara pour conduire le dossier de candidature d'Oran aux JM 2021. Et justement à moins d'une heure du début de la présentation des deux candidatures devant l'assistance au palais des Expositions de Pescara et du vote, l'optimisme était de mise dans le camp algérien.  En effet, le ministre de la Jeunesse et des Sports, El Hadi Ould Ali, était le premier à se montrer optimiste : «Toutes les autorités politiques et sportives sont mobilisées pour remporter ce vote. J'espère porter chance à l'Algérie à travers l'organisation des JM-2021. Je pense qu'un grand travail a été fait. Nous sommes optimistes et nous avons beaucoup d'espoir pour qu'Oran soit la capitale des JM-2021», avait-il dit. «Mais restons vigilants, mobilisés et éveillés», a ajouté le premier responsable du sport national qui semble bien retenir la leçon de la candidature algérienne pour l'organisation des coupes d'Afrique des nations-2017 et 2019 de football.  De son côté, le président d'honneur du Comité sportif et olympique algérien, Mustapha El Arfaoui a exprimé son souhait de voir la ville d'Oran remporter le vote «malgré la rude concurrence» de Sfax. L'Algérie, candidate malheureuse pour l'organisation des coupes d'Afrique des nations de 2017 ou 2019, espère être «compensée» en accueillant la 19e édition des Jeux méditerranéens.  Elle avait organisé les JM pour la première fois en 1975, à Alger. Ainsi donc, les responsables de l'Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC) auront à cœur de faire de la manifestation «Retour aux sources», hier soir à Oran, un double évènement, «une fête de la musique» et «la célébration de la désignation d'Oran pour abriter les Jeux méditerranéens de 2021». En effet, l'AARC devait célébrer hier la victoire d'Oran pour l'organisation des JM 2021, lors de la soirée d'ouverture de la manifestation culturelle «Retour aux sources, El Bahia en fête». El Bahia est donc doublement en fête, celle de la victoire et celle de la musique.

L’ACTUALITÉ

LES JEUX MÉDITERRANÉENS

 

Les Jeux Méditerranéens, célébrés tous les quatre ans, constituent pour les pays du Bassin Méditerranéen l’événement sportif pluridisciplinaire le plus important après les Jeux Olympiques.

Ils rassemblent à cet effet les délégations sportives des Comités Nationaux Olympiques méditerranéens membres du CIJM dans plus de 25 disciplines sportives.

Le bassin méditerranéen est le lieu de rencontre de trois continents l’Afrique, l’Asie et l’Europe. Il est le lieu de naissance des trois grandes religions monothéistes. Il est aussi le berceau des Jeux Olympiques… Mais c’est une région hélas régulièrement secouée par des turbulences et des conflits aux effets dramatiques sur les populations. Pourtant, malgré tous les problèmes, notamment politiques qu’a connus la région, les Jeux Méditerranéens se sont toujours déroulés aux dates prévues et dans le lieu choisi, rassemblant les jeunes sportifs des pays méditerranéens dans une ambiance conviviale propice au renforcement des liens d’amitié et de solidarité, malgré les différences de culture, de religion et de langues.

Historique des Jeux

 

L’idée d’organiser des Jeux pour les pays de la Méditerranée est venue du Président du CNO égyptien et Vice-Président du C.I.O., Mohamed TAHER PACHA avec l’aide du Grec Ioannis KETSEAS, également membre du C.I.O. Lors des Jeux Olympiques de 1948 à Londres, dans une période assombrie par les tensions entre grandes puissances, il présente le projet aux membres du CIO, en soutenant l’idée d’un sport pacificateur, fédérateur.

Les premiers Jeux Méditerranéens furent organisés à Alexandrie en 1951. Les Jeux ont plus d’un demi-siècle d’existence et sont à leur 18ème édition. Le tableau ci-après permet de noter :

  • L’augmentation du nombre des pays participants au fur et à mesure des éditions, induisant un accroissement substantiel du nombre d’athlètes,
  • L’avènement de la participation féminine à partir de 1967 à Tunis
  • Une variation de la périodicité en 1993 avec l’organisation des Jeux en France seulement 2 ans après ceux d’Athènes en 1991. En effet, en raison de la densité du calendrier sportif international dans l’année préolympique, la plupart des C.N.O. ayant souhaité que cette manifestation se déroule l’année qui suit les Jeux Olympiques pour permettre de préparer les nouvelles équipes olympiques.
  • Une alternance équilibrée dans l’organisation entre les rives Nord et Sud de la Méditerranée, tout au moins jusqu’à l’édition de 2001.
Le C.I.J.M.

 

Lors de la 3e édition des Jeux Méditerranéens en 1959 à Beyrouth, le responsable de l’organisation, le Président du CNO libanais, Gabriel GEMAYEL, également membre du C.I.O., comprit que l’existence de ces Jeux était fragile et proposa donc la création d’un Comité International des Jeux Méditerranéens qui intervint officiellement le 16 juin 1961.

Cette organisation internationale non gouvernementale à but non lucratif, composée des CNO affiliés et des membres du C.I.O. pour ces pays, eut donc pour premier Président Gabriel GEMAYEL, puis Mohamed MZALI (Tunisie), Claude COLLARD (France) et, depuis 2001, Amar ADDADI (Algérie).

Son Secrétariat Général fut assuré, après Ioannis KETSEAS, par Epaminondas PETRALIAS, Nikos FILARETOS, Minos KYRIAKOU et, depuis 2009, Isidoros KOUVELOS, tous grecs.

Le siège du CIJM est fixé à Athènes. Il fut abrité jusqu’en 2005 au sein du Comité Olympique Hellénique et depuis il est domicilié dans ses propres locaux mis à sa disposition par le Gouvernement Grec.

Le CIJM est propriétaire des Jeux Méditerranéens et détient tous les droits. Il désigne, tous les 4 ans, soit 6 ans avant l’édition concernée, la ville à qui il en confiera l’organisation.

Il est actuellement constitué des 25 CNO membres à savoir : Albanie, Algérie, Andorre, Bosnie-Herzégovine, Chypre, Croatie, Egypte, Espagne, Ex-République Yougoslave de Macédoine, France, Grèce, Italie, Kosovo, Liban, Libye, Malte, Maroc, Monaco, Monténégro, Saint-Marin, Serbie, Slovénie, Syrie, Tunisie, Turquie.

En-dehors de son rôle essentiel pour l’organisation des Jeux Méditerranéens, le CIJM:

  • Participe à la propagation des idéaux et principes de l’Olympisme tels que définis dans la Charte Olympique, ainsi qu’à la propagation de l’éducation olympique dans les pays du bassin méditerranéen ; les Jeux Méditerranéens sont placés sous le patronage du C.I.O.
  • Contribue au renforcement des liens d’amitié et de paix entre les jeunes et les sportifs méditerranéens, en participant au mieux à la promotion de la compréhension, la concertation, la coopération et la solidarité entre les CNO du bassin méditerranéen.
  • Organise des actions de développement et de coopération dans le domaine sportif, notamment en direction des pays qui en ont le plus besoin, afin d’aider à l’élévation du niveau de pratique et contribuer au développement du sport méditerranéen.

Son emblème se compose de trois anneaux entrelacés, représentant les trois continents, se reflétant dans la mer, élément commun et rassembleur. Il fit son apparition pour la première fois lors de l’édition de Split en 1979.

Il est régi par la Charte du CIJM, inspirée de la Charte Olympique, qui définit son mode de fonctionnement, ses objectifs et tout ce qui concerne les Jeux Méditerranéens.

Ses langues officielles sont le Français, l’Anglais et l’Arabe.