Onze siècles d'Histoire...

Oran est née de la mer, en l'An 290 de l’Hégire, 902 ap.JC, quand des marins andalous, émissaires des souverains Omeyyades de Cordoue, débarquèrent sur cette crique très riche en eau qui offrait toutes les conditions pour l'édification d’un comptoir de commerce et de transit. Avec sa position géostratégique incomparable, son climat agréable, ses voies d’accès, et ses atouts sur le plan militaire et économique, Oran allait fatalement attiser les convoitises et nourrir les conflits.

Tandis que les Phéniciens avaient choisi de s’installer sur la splendide crique de Madagh prés des andalouses, les Romains occuperont le littoral Est du golfe, tout prés de Béthioua ou sera créé le célèbre “Portus Divini”. Mais ce n’est qu’a partir des années 903-905, à la faveur des nombreuses constructions érigées par les arabo-andalous et les tribus berbères autochtones que le site d’Oran va connaître ses premières extensions autour de cette crique très riche en eau.
La cité sera alors rapidement au coeur des conflits opposant les Omeyyades de Cordoue et la dynastie fatimide d'Ifrikia. Entre 1081 et 1145, la ville prospère sous le règne Almoravides. Mais c’est surtout sous les Almohades et les zyanides qu'elle devient un centre économique et intellectuel important. La ville connaît un développement axé sur un schéma et des règles d’urbanisme assez cohérentes. Le site, délimité à l’époque par la mer, la rive gauche de Ras el-Ain, la Casbah et le Bordj El-Ahmer allait, au fil des siècles, s’étendre vers le plateau intérieur et le long de la côte est, formant plus tard le front de mer de la ville moderne. 
Sous la dynastie des Zianides de Tlemcen, le port d’Oran, qui était même un centre de construction navales, devient un carrefour commercial euro-africain important. la ville entretient des relations prospères avec l’Espagne. Mais le 17 mai 1509, l’armée espagnole, commandée par Pedro Navarro, s’en empare. La Reconquista allait changé le destin de la cité.
Les Espagnols l'occupent jusqu’en 1708, en sont chassés par le bey Mustapha Ben Youssef, puis y reviennent en 1732. Attaqués par les tribus autochtones et les ottommans, les Epagnols construisent de nombreuses murailles et fortifications, dont le fort de Sanîa-Cruz, au sommet du Murdjadjo, qui est devenu le monument le plus le pius visible et le plus visité d’Oran.
En 1791, un an après le terrible tremblement de terre de 1790. la ville est reprise par Mohammed El Kebir qui devint le Bey d’Oran. La Cité retrouve ses activités commerciales et sa vie intellectuelle, mais pour une trop courte durée car 39 ans plus tard, la ville tombe aux mains des français. L’armée française occupe Mers el-Kébir le 14 décembre 1830 et pénètre le 4 janvier 1831 à Oran. La ville compte en 1832, prés de 4 000 habitants. Cinquante ans plus tard, en 1881, la population est estimée a 50 000 habitants et En 1936, on compte 190 000 habitants, et 206 000 en y ajoutant les petites localités formant la banlieue oranaise de l'époque (Arcole, Mers el-Kébir, La Senia et Valmy).

L’Origine du nom WAHRAN

Il est souvent admis que le mot "Wahran", duel du mot arabe "wahr" signifiant lion, fait référence a ces fauves qui étaient en effet présents au début du XIX éme siècle sur le site boisé a ce jour appelé la montagne des Lions trés proche de la ville. La présence de nombreux lions dans la région oranaise est en effet prouvée par des écrits historiques, notamment, par des récits Espagnols racontant les expéditions de chasse au lion au cours XVIe siècle. e nom de "Wahran" est pour la première évoqué par le célébre historien El Arib, auteur d’un des plus anciens textes sur le Maghreb La même transcription est reprise par El Idrissi puis Ibn Khaldoun. Le terme d’origine berbère, signifierait «l’endroit aux lions». Les premières cartes maritimes , notamment celle dite indiquent le lieu sous des transcriptions presque similaires.