Oran capitale de la Méditerranée

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Cette instance olympique a officiellement vu le jour suite à la parution de son décret de création au Journal officiel du 17 février 2017.

Oran est, depuis hier, la capitale de la Méditerranée. Elle prend le relais, après la clôture, le 1er juillet, de la 18e édition des Jeux méditerranéens domiciliés dans la ville ibérique de Tarragone.
Les membres du comité organisationnel des JM21, sont rentrés de la ville espagnole de Tarragone tout droit vers la ville d’Oran, apportant avec eux le flambeau et le slogan des JM 21. Cette délégation est guidée par le ministre de la Jeunesse et des Sports chapeautant tous les préparatifs pour les JM21. Elle est également composée du vice-président du comité organisationnel de la rencontre sportive méditerranéenne, à savoir le wali d’Oran, Mouloud Cherifi, ainsi que plusieurs autres cadres du ministère de la Jeunesse et des Sports, des cadres du Comité olympique Algérie, Coa. Cette visite rentre, certes, dans le sillage des intenses préparatifs pour les JM21, mais elle porte dans ses dimensions la nécessité de booster tous les chantiers rentrant dans le cadre de cet événement d’envergure.
La forte délégation s’est ensuite rendue dans l’enceinte abritant le siège du Comité d’organisation des 19es Jeux méditerranéens 2021, l’ex-siège de la daïra d’Oran, situé boulevard de l’ALN, ex-Front de mer.
Le comité organisationnel est cette instance internationale qui a officiellement vu le jour suite à la parution de son décret de création au Journal officiel du 17 février 2017. Dénommé par abréviation Cojm, celui-ci est placé sous l’égide du Premier ministre et son siège a été implanté dans la capitale de l’Ouest algérien Oran, qui abrite ce rendez-vous sportif.
Le Cojm aura pour mission la préparation et l’organisation technique et matérielle des compétitions sportives, des manifestations culturelles et scientifiques prévues au programme des 19es JM, selon le décret exécutif N° 17-75 du
9 février 2017. Présidé par le ministre de la Jeunesse et des Sports, le Comité d’organisation des JM 2021 aura un premier vice-président représenté par le wali d’Oran et un 2e vice-président à savoir le président du Comité olympique et sportif algérien.

L’Etat met la main à la poche
Des représentants, notamment du ministre de la Défense nationale, du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, du ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et du ministre des Finances feront partie du Cojm. Celui-ci est composé également d’un conseil exécutif, d’une direction générale, d’un secrétariat général et de commissions spécialisées. Le président du comité «peut faire appel à toute personne physique ou morale susceptible d’aider le Cojm dans ses missions», précise le décret qui a détaillé les missions de chaque organe.
La liste nominative des membres du conseil exécutif du Comité d’organisation des Jeux méditerranéens 2021 est fixée par arrêté du ministère de la Jeunesse et des Sports.
Le budget d’organisation émanera notamment «des subventions allouées par l’Etat, des contributions éventuelles des collectivités locales, des contributions des organismes publics et privés, des subventions des organismes internationaux, notamment ceux mentionnés dans les règlements des Jeux méditerranéens, le produit de la vente des publications susceptibles d’être réalisées par le comité, du produit des actions de parrainage ainsi que la contribution des pays participants». Le directeur général des JM 2021, le secrétaire général, les membres des commissions spécialisées, ainsi que le personnel mis à disposition du Cojm bénéficient d’indemnités dont les modalités d’octroi et le montant seront fixés par arrêté conjoint du ministère de la Jeunesse et des Sports et celui des Finances.

43 ans après l’édition d’Alger
Un Comité national de soutien et de suivi conduit par le ministre de la Jeunesse et des Sports sera créé et il sera présidé par le Premier ministre, pour assurer «plein succès et concrétiser les objectifs assignés», selon le décret paru au Journal officiel N°10 du 17 février 2017. Celui-ci procède «au suivi régulier de toutes les opérations de préparation, d’organisation et de déroulement des 19es Jeux méditerranéens». Quarante ans après l’édition d’Alger 1975, Oran a été préférée à la ville tunisienne de Sfax, lors du vote des membres du Comité international des Jeux méditerranéens (Cijm) le 27 août 2016 à Pescara en Italie. Sur le plan logistique, rien n’est laissé au hasard. Les projets lancés sont supervisés par le vice-président du Comité olympique, Mouloud Cherifi. Il dira en ce sens que «la réception du grand stade d’Oran de 40.000 places, prévue pour mars 2018, se fera à temps». Affichant son satisfecit, il a ajouté que «je suis satisfait de l’évolution des travaux. Avec cette cadence, la réception du stade se fera à temps, tout comme les autres installations sportives du complexe, ainsi que le village olympique».
En inspectant les chantiers de manière récurrente, Mouloud Chérifi ne rate aucune occasion pour sommer ses lieutenants, les invitant à lever toutes les entraves pouvant altérer la bonne marche des travaux, notamment en matière d’importation des différents équipements confrontés souvent à des problèmes administratifs. Intransigeant, il a assuré qu’il suivrait hebdomadairement l’évolution des travaux dans les différents chantiers du complexe, d’autant plus que la compétition méditerranéenne revêt une importance capitale. Le projet du complexe sportif, implanté à Belgaïd, à l’est d’Oran, avait accusé un retard de plus de cinq ans. Inscrit en décembre 2006, l’entreprise chinoise Metallurgical China Construction (MCC) avait promis de livrer le projet fin 2012, un délai repoussé à fin 2017, puis à mars 2018. La totalité du complexe devra être réceptionnée fin 2019. Les travaux ont été entamés en 2010. Un budget de 14,3 milliards DA a été mobilisé au départ. Les installations s’étendent sur une superficie de 105 hectares.
Le complexe sera desservi, entre autres, par le tramway dont les travaux d’extension seront lancés. Le stade sera également dédié à l’athlétisme avec sa piste olympique et un parking de 1500 places. Le complexe comptera également quatre terrains, dont deux en gazon naturel et deux en gazon synthétique, une salle omnisports d’une capacité de 5 000 places, deux bassins olympiques couverts et un centre de formation pédagogique d’une capacité de 150 places.
Le stade comprend des gradins s’élargissant à 40.000 places. La forêt Haï El Menzah (ex-Canastel), sera aménagée en forêt récréative. Ce site fait partie également des forêts concernées par les JM 2021.

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